Politique

Le ministre Amadou Koné, à l’ouverture de l’IFPAGC : “En politique, il y’a la vérité, le mensonge, les coups bas”

Selon le ministre des transports Amadou Koné, en politique, il y’a la vérité , le mensonge et les coup bas. Amadou Koné a tenu ces propos le vendredi 4 juin 2021, à la conférence inaugurale de la rentrée académique de l’Institut de formation politique Amadou Gon Coulibaly (IFAGC) au Sofitel Hôtel Ivoire à Abidjan Cocody.

« Je voudrais dire à ceux qui veulent rentrer en politique que, quel que soit le parti où ils adhéreront, que c’est très dur. Il faut être très bien préparé. J’espère que l’Institut vous préparera à tout ça. En politique, il y’a la vérité, le mensonge, les coups bas, il y a tout. Il faut prioritairement avoir un engagement pour la collectivité, pour développer et faire avancer » a-t-il conseillé Amadou Koné.
Le ministre Amadou Koné a également évoqué les circonstances qui l’ont poussé à entrer en politique. Un domaine qu’il avoue ne pas aimer mais qu’il a dû embrasser pour refus de l’injustice. « Je n’aime pas la politique. Honnêtement, je déteste la politique. Je me suis retrouvé dedans par obligation mais aussi par éducation. Nous avons grandi dans un environnement politique avec des gens que nous avons fortement aimés, qui ont tellement souffert. La politique me repoussait. Je ne voulais pas en entendre parler à titre personnel. Tout a basculé en 1999 où pour des raisons d’affiliation, je me retrouve en train d’être traqué par le pouvoir en place. C’était le CNSP (Conseil national de salut public du Général Robert Gueï. Ndlr) », a-t-il expliqué. Amadou Koné a dit avoir été traqué et poussé à l’exil, en raison de ses affinités avec le président Alassane Ouattara, alors président du RDR, et pour ses liens de parenté avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, son cousin, proche collaborateur d’Alassane Ouattara. Selon lui, sa famille a perdu plusieurs de ses membres dans cette traque. Une situation qu’il a trouvée insoutenable.
Après quelques années d’exil, il décide de rejoindre Bouaké à l’éclatement de la rébellion armée en 2002, d’abord pour être auprès de sa mère qui vit dans la ville, mais aussi, pour « travailler » aux côtés de Guillaume Soro, alors Secrétaire général de la rébellion. « Ma mère est à Bouaké. J’y ai de la famille. Quand il y a eu la crise en 2002, je ne pouvais pas laisser les parents comme ça. Je connaissais ceux qui sont dans la rébellion. J’ai décidé de rejoindre Bouaké, être auprès de ma mère et du reste de la famille. Guillaume Soro, nous nous connaissions et nous avons commencé à travailler ensemble. Nous avions bien travaillé d’ailleurs à cette époque ».

En 2018, Amadou Koné a refusé d’être maire de Bouaké

Amadou Koné a insisté devant l’auditoire sur son désamour pour la politique. Selon lui, c’est avec peine qu’il a accepté d’être député de la commune de Bouaké, aux élections du 6 mars 2021. Mais déjà, en 2018, il avait repoussé une demande de candidature à la mairie : « Ce que je compte faire au gouvernement est suffisant. Ça nécessite beaucoup d’engagements et de travail. J’ai une autre vision de la politique. C’est un engagement au service des autres, de la construction de l’État. C’est cela l’axe essentiel de ce que j’appelle la culture politique. Engagement au profit de l’État. Faire avancer ce qu’on vous confie. Je fais bien autant que je peut. C’est ce qui explique que vous avez le sentiment que je sois effacé ».

J-H Koffo

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