Pôle pénal économique financier, des audiences marquées par la barrière linguistique
Les audiences du jeudi 30 avril au pôle pénal économique et financier ont présenté une configuration inhabituelle, marquée notamment par des difficultés de communication entre les prévenus et la juridiction.

Premier dossier examiné : celui de Barry Aboubacar, poursuivi pour trafic de cannabis entre la frontière ivoirienne et celle du Ghana. À la barre, le prévenu s’est retrouvé dans l’incapacité d’assurer sa défense, ne comprenant ni ne parlant le français. S’exprimant exclusivement en moré, un dialecte du Burkina Faso, il a nécessité l’intervention improvisée d’un agent d’entretien du pôle, de nationalité burkinabè, qui s’est porté volontaire pour assurer la traduction.
Selon les éléments évoqués à l’audience, Barry Aboubacar a accepté d’aider un individu transportant de la drogue après une panne de moto. Ce dernier lui a confié un colis qui s’est révélé contenir du cannabis lors d’un contrôle à la frontière par les forces de l’ordre. À l’issue des débats, le parquet a requis une peine de 5 ans de prison assortie d’une amende de 50 millions de francs CFA. Le délibéré est attendu pour le 28 mai.



