Litige foncier à Djorogobité- La notabilité prend position et un début de vérité éclate

Dans un litige foncier opposant Komé Bakary à des acquéreurs, dont Dame Traoré épouse Amon, des notables de Djorogobité ont tranché. Retour sur une affaire complexe à rebondissements, et sur les solutions proposées pour une vérité définitive.
Un litige foncier aux multiples rebondissements
Le village de Djorogobité est au cœur d’un litige foncier qui oppose M. Komé Bakary à plusieurs acquéreurs, dont Dame Traoré épouse Amon. Ce conflit a pris un nouveau tournant le dimanche 23 février 2025, lorsque les notables de la chefferie du village se sont réunis en conférence de presse pour clarifier la situation. Life TV a couvert l’événement, révélant des informations importantes sur l’origine du litige et les solutions envisagées.
Contexte et origine du litige
Le litige trouve ses racines dans la gestion du guide foncier de Djorogobité, un document essentiel qui recense les propriétaires légitimes des parcelles de terrain. En 2014, sous l’autorité de l’ancien chef Anon, un guide foncier a été élaboré. Ce document incluait le nom de M. Komé Bakary parmi les acquéreurs légitimes.
Cependant, en 2016, avec l’arrivée du nouveau chef Mekan, des modifications ont été apportées au guide. Bien que les noms des acquéreurs de l’ancien guide aient été transférés dans le nouveau, des problèmes de gestion ont surgi. L’ajout d’un sticker sur le guide, sans en informer la commission foncière, a été évoqué.
La situation actuelle : un conflit qui persiste
Malgré les efforts pour maintenir la transparence, des incidents sont survenus après la transmission du guide au secrétaire du chef du village. Ces événements, impliquant M. Komé Bakary et Dame Traoré épouse Amon, n’ont pas été portés à la connaissance de la commission foncière.
Aujourd’hui, les notables reconnaissent que la rupture dans la continuité des chefferies et la mauvaise gestion du guide sont à l’origine du conflit. Pour résoudre cette situation, des propositions ont été avancées.
Les solutions proposées
Lors de la conférence de presse, les notables ont proposé plusieurs mesures pour mettre fin au litige :
1. Mise en place d’une commission de révision :
– Une nouvelle commission, composée de notables et de topographes, sera chargée de réexaminer les documents fonciers délivrés aux acquéreurs.
– Cette commission vérifiera des centaines de lots pour rétablir la vérité et garantir la légitimité des propriétaires.
2. Appel au ministre de la Construction :
– Les notables ont lancé un « cri de cœur » au ministre de la Construction, responsable du dossier, pour qu’il intervienne et adopte les mesures proposées.
3. Engagement ferme :
– Les responsables ont assuré que les problèmes soulevés par Dame Traoré épouse Amon et d’autres acquéreurs seront résolus dans les jours à venir.
Décisions et accords
À l’issue de la réunion, plusieurs décisions ont été prises :
– Révision complète des documents fonciers : Une nouvelle commission sera chargée de vérifier et de valider les documents existants.
– Collaboration avec les autorités :
Les notables s’engagent à travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Construction pour une résolution rapide et équitable du conflit.
Vers une résolution équitable ?
Le litige foncier de Djorogobité illustre les défis liés à la gestion des terres en Côte d’Ivoire. M. Komé Bakary, dont le nom figurait bel et bien dans le guide foncier de 2014, peut espérer que les initiatives en cours rétabliront la vérité et mettront fin aux accusations infondées. Quant à Dame Traoré épouse Amon, elle peut aussi espérer obtenir des réponses claires sur la légitimité de ses revendications.
Une chose est sûre : cette affaire souligne l’importance d’une gestion transparente et rigoureuse des documents fonciers pour éviter de tels conflits à l’avenir.
L’intervention des notables et la mise en place d’une commission de révision, peuvent-elles constituer une lueur d’espoir pour les parties concernées ? En tout cas, une partie de la vérité sur Kome Bakary a déjà éclaté, en appui aux décisions judiciaires et aux actes administratifs pris !
Charles K