Politique

Bruno Fuchs :« Voici ce qui menace la Francophonie »

Bruno Fuchs a évoqué une menace contre la Francophonie lors de la 14ème Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de la région Afrique de l’APF.

La 14ème Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a été ouverte le lundi 3 avril 2023 à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Bruno Fuchs, le secrétaire général de l’APF a insisté sur la nécessité pour les parlementaires francophones de prendre la relève en cas de difficultés de communication entre les Exécutifs des pays membres de l’APF.

Plusieurs interventions ont meublé la 14ème Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), le lundi 3 avril 2023 à Abidjan. Parmi ces intervenants, Bruno Fuchs, nouvellement réélu au sein de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a appelé les parlementaires francophones à plus de solidarité, mais aussi à faire évoluer fortement le quotidien des populations, leurs mandants.

La Francophonie menacée par le développement naturel de l’influence d’autres acteurs dans le monde

« L’APF est une pépite, un joyau insuffisamment exploité. L’APF est légitime et cette légitimité est tirée de notre mode électoral. Nous sommes les représentants des populations qui nous ont confié un mandat et à ce titre, nous sommes redevables de faire évoluer fortement le quotidien de nos concitoyens. Nous tirons également une légitimité dans notre capacité à nouer des relations de solidarité entre les peuples et quand les Exécutifs ont des difficultés à communiquer ensemble, les peuples et donc les Assemblées sont là pour continuer à faire le maillage. Je voudrais signaler la présence, grâce à l’APF, des représentants des CNT (Conseils nationaux de transition) de Guinée, du Mali, du Tchad et du Burkina Faso. C’est la preuve de notre capacité à être solidaires, à continuer à converser pour un meilleur retour aux règles institutionnelles, au développement des pays pour le bien de nos populations. L’APF, plus que jamais, a un rôle à jouer, parce que quand on observe la situation, on peut dire à plusieurs égards que qui nous met plus de compétition et de difficultés à conserver notre espace habituel. Les critiques vis-à-vis de la France peuvent avoir un impact sur l’espace francophone. Il faut que la Francophonie puisse répondre, de façon autonome sans être impactée par une mauvaise image de la France dans certains pays d’Afrique (…) L’APF doit être présente sur tous les grands théâtres où la médiation de parlementaires est nécessaire. Nous pouvons intervenir beaucoup plus fortement et plus efficacement», a noté Bruno Fuchs.

Une Francophonie attractive pour la jeunesse

Le secrétaire général de l’APF a plaidé pour la jeunesse qui n’est pas suffisamment prise en compte dans l’espace francophone : « La Francophonie doit être attractive, notamment pour la jeunesse. La Francophonie et tous ses acteurs ne parlent pas suffisamment de la jeunesse qui ne se retrouve pas spontanément dans la Francophonie et se dirige plutôt vers d’autres espaces. C’est là un défi très important de ré-enchanter la Francophonie (…) L’APF doit être un acteur majeur de la réinvention d’une troisième phase très forte de la Francophonie qui répondrait mieux aux attentes de nos populations, notamment de la jeunesse. Une étape qui se fonderait autour d’une redéfinition du sens. Nos jeunes ont besoin de sens, de se projeter dans des sociétés construites, mais également de réponses à leurs préoccupations immédiates, formations professionnelles, emplois et l’APF est tout à fait armée pour y répondre ».

Passer des principes à l’action, selon Adama Bictogo

Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, hôte de la 14ème Conférence des présidents d’Assemblées et de sections de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a invité les membres de cette organisation, « à passer des principes à l’action » et à « revisiter ses textes » en tenant compte du nouveau contexte mondial. Avant lui, le premier vice-président de l’APF, Faustin Boucoudi, président de l’Assemblée nationale du Gabon a cité des défis à relever par les parlementaires francophones.« Nous continuons de suivre avec beaucoup d’attention, l’évolution de la situation politique dans la zone sahélo-saharienne. Les événements récents dans cette zone touchent plusieurs pays, dont des membres de l’Assemblée. C’est un défi pour la communauté francophone (…) Nous devons maintenir notre mobilisation, afin de nous assurer que l’espace francophone demeure un espace de Droit, de liberté et de prospérité économique », a indiqué Faustin Boucoudi.

Olivier Dion

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